livorno - milan ac

Le beau-temps revient, Milan retrouve son jeu et Carlo Ancelotti son sourire. On ne peut pas dire que ce fût compliqué aujourd'hui tant l'adversaire était en dessous de tout. Comble du luxe, la Sampdoria a stoppé net l'élan des Florentins en accrochant le nul, Milan est donc a deux petits points de la Champion's League !

En formation classique (Pippo en pointe, Kaka' 9,5) avec cependant le retour de Massimo Ambrosini et de Jankulovski (qui débutera sur le banc), Milan est bien conscient de l'enjeu et fait fi du contexte extérieur de la rencontre. Ca presse haut, très haut, si bien que Livourne est déjà dans le pâté au début de la rencontre. Pirlo sert Seedorf dans les 20 mètres, le Néerlandais décale Kaka' qui sert Pippo Inzaghi (légèrement hors-jeu), but ! 1-0 ! Aucune réaction de l'hôte alors les Rossoneri enchainent. Contrôle orienté de Bonera aux avant-postes, l'Italien sert Massimo Ambrosini qui frappe de la tête, mais un peu trop au centre pour inquiéter le portier. Finalement Milan se décide à gérer tranquillement la fin de la première mi-temps et procède en longue conservation du ballon devant un adversaire sans idées.

La deuxième période démarre et c'est le moment que choisissent les Lombards pour enfoncer le clou, par l'intermédiaire de l'incontournable Pippo Inzaghi. A la réception d'une balle parfaite de Bonera, le numéro 9 place une tête et met à l'abri les Rossoneri, 2-0. Mais le renard ne s'arrête pas la et réalise le triplé peu après avec encore une tête sur un corner de Pirlo. Livorno 0, Pippo 3 ! Le match est sans aucun doute plié. Cela n'empêchera toute fois pas Seedorf de participer à la fête à sa manière : sur décalage de Pippo (encore lui), le Hollandais embarque deux défenseurs plein axe d'un dribble chaloupé avant de fusiller la cage à bout portant du pied gauche. 4-0. Livourno sauvera tout de même l'honneur dans un match à sens unique par l'intermédiaire de Knezevic , mais cela importera peu à Ancelotti qui pense déjà au choc face à l'Inter en préservant Gattuso (Brocchi) et Nesta (Oddo) et en mettant en condition Jankulovski (Favalli). Coup de sifflet final, Milan met sa raclée hebdomadaire !

Tous les voyants sont au vert pour le derby qui s'annonce déjà chaud bouillant. Milan est à 2 points de la C1, il faut plus que jamais y croire !

FORZA MILAN !


# Posté le dimanche 27 avril 2008 16:32

milan - reggina 5-1

[g]Privé de nombreux joueurs, avec en tête Massimo Ambrosini, Carlo Ancelotti adopte un « faux » 4-5-1 puisque Kaka' se situe en 9 et demi juste derrière Pippo Inzaghi, alors que Nesta et Kaladze reviennent dans l'axe défensif. L'objectif est de recoller à 4 points de la Fiorentina, toujours dans l'optique d'une qualification en Ligue des Champions.

D'emblée Milan s'installe dans le camp adverse et monopolise le ballon. La pression est énorme sur la Reggina et à la 8ème minute la différence est déjà faite par l'intermédiaire de Kaka' qui transforme parfaitement un pénalty un poil généreux. Menant 1-0, Milan ne s'arrête pas et attaque systématiquement par l'intermédiaire de Kaka' et Pirlo, quand l'un est en permanence dangereux sur ses accélérations, l'autre affole la défense adverse par ses passes chirurgicales. On constate tout de suite que quand les deux meneurs de jeu Milanais sont en forme, ce n'est pas la même équipe...C'est néanmoins Seedorf qui va être à l'origine du 2-0 suite à un petit pont sublime dans la surface de réparation puisqu'il est stoppé irrégulièrement, pénalty ! Et c'est encore Kaka' qui s'en charge pour creuser l'écart, encore une fois parfaitement tiré. Les Milanistes sont donc nettement supérieurs face aux visiteurs qu'on ne voit absolument pas, si ce n'est sur un éclair de génie. Peu avant la pause, imbroglio dans la défense Rossonera, Barreto voit le ballon lui arriver dans les pieds dans les 22 mètres. Contrôle, petit pas d'élan et frappe exceptionnelle dans la lucarne d'un Kalac qui ne peut rien faire, quel but ! Les deux équipes se quittent alors sur un 2-1, avantage Milan.

Et à la reprise, on sent que cette réduction du score a quelque peu désorganisé Milan qui relâche son jeu et se permet des fautes techniques. Le match baisse d'intensité mais la Reggina n'en profite pas du tout, alors les Rossoneri finissent par reprendre du poil de la bête par l'intermédiaire de l'incontournable Ricardo Kaka' qui signe un triplé d'une frappe astucieuse dans le petit filet. Cette fois ça y est, Milan est définitivement libéré. Ancelotti en profite pour remettre dans le bain Alexandre Pato qui rentre à la place d'un bon Seedorf. Coaching gagnant pour le Mister puisque l'entrée du Brésilien est fracassante : à la suite d'un centre dans la surface, contrôle orienté somptueux entre deux joueurs puis frappe instantanée sur le poteau, mais Pippo a bien suivi et envoie le cuir au fond, 4-1 pour Milan ! La Reggina est invisible et parait vraiment assomé. Gattuso sort au profit de Gourcuff et celui-ci ne tarde pas à se mettre en évidence. Bien décalé sur la droite, le jeune Breton adresse un centre millimétré pour Pato qui place une tête imparable malgré la présence d'un très bon Campagnolo aujourd'hui. 5-1 pour Milan, la messe est dite.

Grâce notamment à l'énorme match de Kaka' et Pirlo (surtout en première mi-temps pour Andrea), Milan inflige une correction à la très faible équipe de Reggina, qui devra encore lutter pour son maintien en Série A. Gattuso va mieux, Pippo est sur sa lancée, sans oublier Pato qui démontre vraiment un talent exceptionnel en signant son 8ème but de la saison à 18 ans. Du tout bon pour la course à la C1 !

FORZA MILAN !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 20 avril 2008 16:30

ronnie et sheva ???

ronnie et sheva ???
Ce sera sans doute l'événement de l'année si cela arrive. Partout, la presse est en fusion concernant le départ du meneur de jeu Brésilien. Et pour cause, nous parlons ici d'un joueur qui il y a encore un an et demi était considéré comme le meilleur joueur offensif de la planète, en comparaison direct avec l'illustre Pelé. Alors comment en est-on arrivé à ce que tout un club et plus de la moitié de ses socios souhaitent le départ d'un joueur pareil ? Petit rappel historique.
Arrivé en provenance du Gremio au PSG pendant la saison 2001-2002, Ronaldinho cire le banc Parisien et n'est connu que par les spécialistes assidus du football. Mais ses entrées en jeu font immédiatement chavirer le c½ur des supporters de la Capitale, et pour cause : le très vite surnommé « Ronnie » casse la baraque sur les terrains de Ligue 1 et révèle un potentiel bien supérieur à la normale. Ce n'est pas un sérial buteur (et il a pourtant été formé attaquant), quoique sa moyenne soit correct, mais il révèle tout son génie en position de meneur de jeu (parfois seconde pointe). Ses passes, ses dribbles à la vitesse du son et sa vista perforent les défenses du championnat Français et le Brésilien devient un pilier du groupe Parisien pour deux saisons. Sa consécration viendra lors du 3-0 face à Marseille dans lequel il marquera un coup-franc en plus d'avoir réalisé un match inouï. Pourtant, l'entraineur alors en place Luis Fernandez, ne lui accordera jamais une réelle confiance en le laissant par moment sur le banc. Ce fait lui sera longtemps reproché, pourtant le coach Ibérique n'avait pas complètement tord : il s'avère que Ronaldinho est un joueur indiscipliné dans le sens ou il sort en soirée plus que de raison et loupe des entrainements. Mais son talent est tel que cela n'a aucune incidence sur son jeu, si bien qu'en 2003, le FC Barcelone, alors en crise totale, casse sa tirelire et s'offre le joueur pour plus de 30 millions d'euros. Les Parisiens pleurent et ils ont raison, car le résultat ne se fait pas attendre.

Quasi-immédiatement, « Ronnie » prend le jeu du grand club qu'est Barcelone du haut de sa jeunesse, et par son aura, propulse le club Catalan alors 10ème de Liga et jouant l'UEFA à une place qualificative pour la Ligue des Champions. La Catalogne a trouvé le successeur de Rivaldo, et bien plus...L'année suivante c'est un triomphe écrasant : Ronaldinho survole le football de sa classe et de ses aptitudes techniques et physiques (entre temps, un énorme travail musculaire a transformé le frêle ex de Gremio en machine à percussion) hors-normes. Barcelone arrive Champion sans contestation possible, en grande partie grâce à son joyau. Et la saison d'après, bis repetitta, en encore plus grand. Le numéro 10 Brésilien joue sur une autre planète et signe sa meilleure saison tant d'un point de vue jeu que résultat puisque Barcelone remporte le triplé Championnat-Ligue des Champions-SuperCoupe d'Espagne. C'est alors un véritable plébiscite et le monde entier lui reconnait sa supériorité sur les autres joueurs en étant notamment élu Ballon d'Or FF 2005 et Meilleur Joueur FIFA de l'année. R10 est sur le toit du Monde et le club Catalan le déclare intransférable en fixant sa clause libératoire à 135 millions d'euros (!). L'année qui suit le joueur marque cependant le pas physiquement (c'est compréhensible) après une année à plus de 70 matchs + Coupe du Monde. Il finira quand même à 21 buts en Liga (avec beaucoup de pénaltys, certes) et restera dans le top 3 mondial, un certain Kaka' lui volant la vedette entre temps.

Mais Ronaldinho est malgré tout un humain comme vous et moi, et chez les humais les erreurs du passé et du présent se paye cash. Cette saison le Brésilien est rattrapée par sa vie indécente faite de sortie et de manque total de sérieux professionnel. Si étant plus jeune, R10 pouvait se permettre ce genre de comportement tout en étant parfait sur le terrain, aujourd'hui à 27 ans, son corps ne suit plus son train de vie infernal. Résultat il n'est que l'ombre de lui-même, ne sait plus dribbler ou passer, et finira par être envoyé sur le banc de façon permanente par Rijkaard avant de se blesser (diplomatiquement ?) jusqu'à la fin de la saison. Il paie notamment la ses entrainements ratés (42% au total, un chiffre jamais vu) et est boudé des socios qui veulent le voir dehors.
C'est alors que Silvio Berlusconi, dont on ne cache plus son intérêt exacerbé pour le fantasque Brésilien, passe à l'offensive une bonne fois pour toute après avoir essuyé un « non » de Joan Laporta l'été dernier alors que la proposition atteignait tout de même 80 millions d'euros. Et cette année le « nouveau » Président du Conseil sent bien que c'est le moment ou jamais, alors il ne recule devant rien en cette fin de saison. Toute la direction Milanista est mobilisée, il ne se passe pas un jour sans qu'un joueur ou qu'un membre du staff ne souhaite la bienvenue à Ronaldinho, que le Barca souhaite vendre. Le Cavaliere en a même fait son principal argument de campagne électorale ( !), procédé Ô combien douteux mais qui fait mouche chez les Tifosi : « Ronaldinho signera chez les Champions du Monde » déclare t il, difficile de faire plus clair. Sans revenir sur ces deux dernières semaines, il apparait difficile d'imaginer R10 ailleurs qu'a Milanello la saison prochaine. Le contrat (4 ans, fin en 2013, 8 millions d'euros annuels) est prêt, le joueur est d'accord, il ne manque que l'accord de Barcelone. A vrai dire seul Moratti fait de l'ombre à l'avenir tout tracé de l'ex Parisien, le Président Interiste étant bien décidé à réaliser le coup du centenaire en acquérant un joueur de classe mondiale.

Ronaldinho est donc –presque- Rossonero. Mais il ne vaut mieux pas s'emballer avant que cela soit une bonne fois pour toute officiel pour éviter les déconvenues. Disons que c'est en très bonne voie. Mais du côté Italien, les Tifosi sont moins mesurés et remercie déjà les dirigeants en pensant au probable carré Ronaldinho-Kaka'-Pato-Shevchenko, l'arrivée de l'Ukrainien étant elle aussi presque certaine. Avouons que sans tomber dans le « footixme », voir ces 4 la côte à côte au moins une fois fait frémir.

Patience donc, plus que quelques semaines (jours ?) pour être définitivement fixé.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 18:47

MILAN 3-1 CAGLIARI

Comme quoi, il ne faut jamais enterrer trop vite une équipe de Champions. A la vue de ce match, la 4ème place est clairement envisageable si les Rossoneri maintiennent un niveau mental, technique et physique pareil. Milan est surement en fin de cycle, mais on sent à pleins poumons que quelques renforts de qualité suffiraient à relancer la machine, car oui, cette équipe a encore des forces, et pas des moindres !

C'est privé de Pato (blessure à la dernière minute) que Carlo Ancelotti adopte un 4-4-2 plus offensif avec Seedorf en trequartista derrière Kaka' et Inzaghi. Les ambitions sont claires, gagner, gagner et gagner ! Et tout de suite Milan se met dans le bain, prive les Sardes du ballon et entame la marche en avant. Et comme un symbole, c'est le leader offensif revenu de blessure, Kaka', qui met les deux pieds dans le plat à la 6ème minute en plaçant une accélération prodigieuse plein axe avant de laisser partir une frappe précise des 18 mètres qui termine au fond des filets, quel but ! Milan 1-0 Cagliari ! Mis en confiance par cet avantage, les Rossoneri vont totalement étouffés les Sardes durant toute la première période, déroulant un jeu que l'on croyait perdu dans les méandres de la lenteur. Actions à une touche de balle, une-deux, gestes techniques, longues possessions, renversement de jeu...Ca va vitre, trop vite pour Cagliari. Corner pour Milan, Pirlo envoie un modèle de passe sur la tête de...Pippo Inzaghi, qui fusille la cage à bout portant d'une tête croisée! Cette action émeut même Ancelotti qui retient tant bien que mal ses larmes : non seulement Milan mène 2-0 à San Siro, mais l'équipe produit un jeu parfait ! Kaka' est dans une autre dimension et sème la terreur dans l'arrière-garde Sarde, à tel point que chaque action est une occasion de but. Car si Ricky met le feu ce soir, n'oublions pas non Pirlo, Ambrosini et Seedorf qui multiplie les gestes de classe, pendant que Kalac ne touche pas un seul ballon tant la défense est solide.

A la reprise c'est exactement le même scénario : Milan continue d'affluer sur les cages adverses et tout semble sourire aux joueurs ce soir. Tout, sauf un évènement qui fait forcément tâche dans une soirée pareille : Coup-franc de Conti qui ne trouve personne, Kalac capte le ballon avant...de le relâcher dans son propre but. On va dire que cela arrive, mais une telle bévue à un moment aussi capital de la saison est quand même incroyable ! Cela aurait pu coûter chère au Milan, mais ce soir, les Rossoneri ont l'envie de plier définitivement le match. Alors malgré la réduction du score, ils continuent les offensives toujours emmenés par un Kaka' extraterrestre (il faut insister la-dessus, car pour rappel il revenait de blessure !) . Brocchi envoie Inzaghi sur orbite, celui-ci dribble Storari mais est gêné dans son geste. Quand bien-même, il se relève, crochète encore le gardien Sarde et place du pied gauche et main derrière le dos, un ballon parfaitement dosé dans la lucarne. Magnifique ! A 3-1 le match est plié mais Milan continuera le spectacle avec un public retrouvé entièrement dévoué à la cause Rouge et Noire. Et c'est Kaka', qui comme il l'a commencé, terminera le match par une merveille de tir enveloppé boxé miraculeusement par Storari.

Milan signe donc une prestation parfaite (on pardonne la bourde énorme de Kalac vu que victoire est au bout) à l'image de son meneur de jeu Brésilien. Du jeu, de l'envie, du mental, voila tous les ingrédients réunis pour continuer sur cette superbe prestation et aller défier la Juventus la semaine prochaine dans un choc qui s'annonce déjà grandiose !

FORZA MILAN !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 06 avril 2008 06:07

pato en selction

...Revenus à Stockholm, là où ils avaient remporté leur toute première couronne mondiale, les Auriverde avaient à c½ur de raviver les bons souvenirs en brillant face aux Scandinaves. Dominateurs durant la majeure partie de la rencontre, ils ont affiché de bonnes intentions, mais ont beaucoup pêché à l'approche des buts. Il a fallu une inspiration d'Alexandre Pato, à la 72e minute, pour qu'ils puissent enfin faire trembler les filets adverses, et signer un court, mais mérité succès.

Incorporé à l'heure du jeu, à la place du Sévillan de Luis Fabiano, le buteur de Milan AC a su parfaitement profiter de la seule et unique occasion qu'il a eue. Après avoir contré, involontairement, le dégagement du gardien suédois, il eut la bonne idée, d'une position pourtant désaxée, de tenter un superbe lob. Un essai victorieux qui restera dans les mémoires, contrairement à la rencontre, dans sa globalité, qui a été vraiment amicale.

Côté individualités, l'on retiendra la très bonne prestation du Kim Kallstrom. Le lyonnais a été excellent dans l'entrejeu, délivrant pas mal de bons ballons à ses attaquants, Johan Elmander et Markus Rosenberg. Ces derniers ont cependant manqué de justesse dans le geste final. Chez les Brésiliens, le chevronné Lucio a encore fait montre d'une belle solidité, repoussant bon nombre d'assauts adverses. Pour le reste, rien de notable à signaler.

# Posté le mercredi 26 mars 2008 20:22